Habasit France accueille son nouveau Directeur Général

Après avoir fait ses armes au sein de grands groupes internationaux, Eric Seys a fait le choix de rejoindre une entreprise de taille plus humaine le 3 janvier 2019 en acceptant le poste de Directeur Général d’Habasit France. Rencontre avec un personnage aux multiples talents…

Ingénieur chimiste, Eric Seys a commencé sa carrière en Alsace au sein du Groupe Bayer en 1999 dans le secteur du caoutchouc (NBR), qui est devenu Lanxess par la suite, en tant qu’ingénieur procédé. C’est en homme de terrain qu’il gravit patiemment les échelons pour prendre la tête de l’une des deux unités de production du site avant d’endosser la responsabilité de la totalité des opérations. Son envie de connaître une autre culture d’entreprise le pousse à quitter ce poste en 2011 pour rejoindre Tereos (Béghin-Say), actuellement 1er groupe sucrier français occupant 25 000 salariés dans le monde. Le groupe transforme des matières premières agricoles en sucre, en alcool et en amidon. Eric Seys a été responsable de production dans la division « Amidon » (Starch and Sweeteners) en charge de la fabrication d’agents sucrants comme le glucose, le dextrose, la malto-dextrine et multiples dérivés de ces produits obtenus à partir de blé et de maïs avant de prendre la responsabilité de Directeur des opérations. Il part en Normandie pour diriger le site de production d’une usine Tereos qui fabrique du dextrose, mais surtout du bioéthanol, obtenu par fermentation de l’amidon, pour incorporation dans les carburants.

Il quitte le groupe Tereos en 2016, pour revenir en Alsace en tant que Directeur d’usine à Kaysersberg dans la division « Plastique » de DS Smith, poste qu’il occupe pendant presque 3 ans.

Désirant intégrer une entreprise de taille plus humaine avec des « chemins décisionnels plus courts », Eric Seys rejoint Habasit France le 3 janvier 2019.

« C’est très agréable le matin de savoir qu’en une journée on peut voir tout le monde et dire bonjour à tout le monde. Dans une entreprise qui travaille en 5x8 et emploie 250 personnes, il est impossible de voir tout le monde, de passer des messages ou de discuter avec les gens. La taille d’Habasit France est une force, en termes de réactivité, on y gagne vraiment. »

Après un peu plus d’un mois dans l’entreprise, quelles sont vos premières impressions ?

« Toujours ravi d’être là, il y a un vrai potentiel sur Mulhouse. Il y a des énergies à libérer, de vraies bonnes volontés, des gens qui ont vraiment envie d’avancer pour faire bouger les choses, à moi d‘ouvrir les portes et de libérer ces énergies. Il y a moins d’inertie que dans les grosses structures. Par rapport à ce que j’ai pu connaître, je sens une vraie volonté d’avancer. Tout le monde est partant pour aider cette dynamique. Il faut juste préparer les choses correctement. Montrer qu’on veut progresser. »

Quels pourraient être les freins à ce développement ?

« La volonté de le faire. Est-ce que l’ensemble de l’entreprise a envie d’y aller, de se lancer, de progresser, de revenir au niveau où elle était il y a quelques années et même d’aller au-delà ? »

« Le marché est en constante évolution. Il faut rester à l’affût et être prêt à réagir rapidement. Habasit se situe, de ma perception, sur la partie haut de gamme et le plus grand risque pour elle est de ne pas être là où elle est attendue ».

Habasit France a connu quelques soucis de qualité liés à la complexité du métier. « Celui-ci nécessite du savoir-faire. Il s’agit donc de consolider les bases, d’aider le personnel à monter en compétences et d’investir dans des technologies plus récentes pour gagner en qualité et en productivité. Il y a encore du travail en termes d’organisation des flux et de planification.

La particularité de chaque commande, pratiquement du sur mesure pour chaque client, et l’information contenue dans chaque commande est importante pour qu’elle puisse être déclenchée en temps et en heure. Il y a une vraie synchronisation à trouver entre les différents acteurs. L’entreprise est suffisamment petite pour que les informations circulent correctement. »
Dans le cadre de son développement, Habasit France prévoit également de passer à SAP d’ici quelque temps, et même si ce passage peut inquiéter certains, Eric Seys soutient pour en avoir vécu deux au cours de sa carrière, « que c’est une opportunité de revoir nos façons de faire, d’optimiser nos processus. »

Comme Gilles Lambeaux en a fait part dans la précédente édition du magazine Highlights paru en janvier de cette année, une machine CNC de découpe et une estampeuse ont été achetées et sont en cours de démarrage (cf. page 3). Le personnel concerné suit actuellement une formation. Eric Seys souligne que parallèlement aux machines, « nous allons développer des outils informatiques à chaque poste pour que l’information circule mieux. Les commandes peuvent être urgentes, il faut donc trouver le moyen de s’adapter en fonction des ressources et du planning. Il est important d’avoir l’information en directe et d’accéder aux consignes de fabrication. »

Hormis la modernisation du site, il va falloir suivre les évolutions du marché de près. « Tout bouge, ce qui était vrai avant, ne l’est pas forcément aujourd’hui, ou ne le sera plus demain. »

Avez-vous un message à passer à nos clients et au personnel d’Habasit France ?

En ce qui concerne le personnel d’Habasit France : « nous avons tout entre nos mains, si nous travaillons ensemble, il y a un vrai potentiel. J’ai fait des grands groupes, mais il y a une vraie énergie, un vrai potentiel. Je suis un facilitateur. Il y a un moment où tout le monde devra y mettre du sien. Je suis très optimiste par rapport à cela. »

« À nos clients, je leur demanderai de cont inuer à nous faire confiance. Nous sommes conscients que le marché évolue très vite, et qu’il va falloir que nous continuions à nous adapter. Habasit France a initié des projets d’amélioration continue, notamment sur la partie opérationnelle. »

Eric Seys en privé, quelles sont vos passions ?

« J’aime bien la course à pied. Je recours depuis quelques semaines, avant je faisais du marathon. La course à pied est un sport de solitaire, il me permet de m’aérer tout en écoutant de la musique. À 5h00 du matin, je ne trouve personne pour m’accompagner », dit-il, non sans satisfaction. « 30 à 40 minutes de course à pied le matin, cela fait du bien pour commencer la journée du bon pied. J’ai aussi une licence de pilote, je me suis inscrit à Entzheim. » Il fait partie du club, qui possède des avions, une flotte de monomoteurs de type Cessna et Robin ce qui lui permet de s’évader, quand la météo le permet, à 1 000 m, voire 3 000 m d’altitude, rien que pour le plaisir des yeux.

Le plaisir, il le trouve également dans les leçons de piano qu’il suit à la Yamaha Music School de Colmar qui propose des cours sans solfège. Sa motivation ? Un piano à la maison qui attend qu’on le ranime.

Pour finir, il avoue beaucoup aimer la cuisine, et la pâtisserie notamment dont il a acquis les techniques en suivant des cours… quel perfectionniste… au grand plaisir de ses trois filles et de son épouse !

Nicole StosskopfMarketing

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